15 octobre 2011
The last days with the 102nd Canadian Infantry Battalion
An abstract from the book of "From B.C. to Baisieux; being the narrative history of the 102nd Canadian Infantry Battalion " Author: Gould, L. McLeod, 1919.
See for Valenciennes and surrounding, from page 113 to 123 :(wait for results about "Valenciennes", in violet)
21 octobre 2010
From Cambrai and Douai until the armistice
Grâce au site de Marc Leroux et au travail de Grandson Michael du CEF Study Group forum, j'ai découvert le Journal d'opérations de la 1ère Armée Britannique pour la période du 1918/08/26-1918/11/11, soit un peu moins des 100 Jours, que j'ai en partie retranscrit en tenant compte de la présentation originelle. Vous en trouverez ci-joint une version pdf "De Cambrai et Douai jusqu'à l'armistice, via Valenciennes", j'ai le projet de donner vie à ces pages en les illustrant de cartes des lieux cités.
Une première mouture est visible ici .
Thanks to Marc Leroux website and to Grandson Michael 's work (from CEF Study Group Forum) , I discovered the operation's diary of the 1st British Army for the period 1918/08/26-1918/11/11 , slightly less than the 100 Days, that I partially transcribed by taking into account the original presentation. You will find attached a pdf version "From Cambrai and Douai until the armistice, through Valenciennes" . I plan to give life to these pages by showing maps of the quoted places.
A first version is shown here .
17 octobre 2010
Veterans's Week
31 août 2010
4th Battalion, Canadian Mounted Rifles - Crespin
File Title: War diaries - 4th Battalion, Canadian Mounted Rifles
Outside Dates: 1918/11/01-1919/03/20
Parmi les entrée disponibles : November 1918, Appendix 3, p. 36
Une photo aérienne intitulée " L'honneau riv." dont le négatif November 1918, Appendix 3, p. 35 présente un titre plus lisible.
La dénomination de cette rivière se retrouve dans l'atlas de Trudaine disponible dans la base ARCHIM du Ministère de la culture
Actuellement dénommé "Hogneau" dans sa partie française, les principaux affluents sont en Belgique la grande et la petite Honelle et en France l'Aunelle.
Le village visible en bas à droite de la photo est donc Crespin à 14km au nord-est de Valenciennes, dans le département du Nord, et sige d'une ancienne abbaye fondée par St Landelin ca 670.
Il est possible de
mettre cette photo en concordance avec une carte contemporaine à l'arrivée des Canadiens :
pour reconnaître notamment les zones inondées :
Vue
aérienne de l'IGN :
4th Division Office of Field Cashier
Le 4 novembre 1918, le Quartier Général de la 4° division s'installe à Valenciennes .
The " Office of Field Cashier " est logé au 15, Place St Géry :

War diaries - Field
Cashier 4th Canadian Division
1916/08/15-1919/04/30
November 1918, p. 4
La maison existe toujours, au N° 15 de la place devenue en 1921 "Place Jehan Froissart"; une école primaire y a ses bureaux, juste devant le monument, œuvre du Valenciennois Henri Lemaire et dédié au poète et chroniqueur Jehan Froissart (1337-1410).
Le bâtiment fait angle avec la Rue du bois. Derrière le bâtiment, au coin de la Rue du bois et de la Rue Wédière, on peut apercevoir dans la cour de l'école une statue de Froissart,
c'est l'original dont la copie est au centre de l'hémicycle qui porte en médaillon quelques grandes figures Valenciennoises.
46th Canadian Infantry Battalion ( South Saskatchewan)
Le document November 1918, p. 39 est en fait l'appendice N°6 "Operation order" du 6.11.1918
Il fait mention de la maison sise au 35 bis rue DELSAUX à Valenciennes, siège du quartier général à 15h15.
Cette maison (qui rassemble les n°s 35 et 35bis de la rue DELSAULX) existe toujours, dans l'un des plus vieux quartiers de Valenciennes, la voici photographiée le 21 février 2006. La façade, de style Empire, n'a probablement pas changé.
On remarquera sur le document original la difficulté supplémentaire rencontrée par les troupes canadiennes (britanniques en général) dans la rédaction des noms propres d'une langue étrangère : la seconde occurrence y est orthographié "DECAULX" .
Cependant la rue n'a pas dû s'en offusquer : anciennement Rue du Saule, son nom a varié au gré de la prononciation locale ou des fantaisies des scribes. C'est ainsi qu'elle fut dite rue de le Sauch, puis rue Delsaulx ou Delsaux, rue Royale au retour de la monarchie, rue Nationale à l'avènement de la 2de République. (d'après André Gauvin in "Petite histoire des rues de Valenciennes" 1974)
87th Battalion
Le 3 novembre 1918 le Commandement du bataillon prend ses quartiers au N° 1 rue du Profond Sens comme l'indique la page du War Diary
Cette maison existe
toujours :
photographiée le 2 Mars 2006
Pour la petite histoire, le nom de cette rue autrefois également appelée "Rue du Parfait-Sens" ou " de Parfons-Sens", conduisait à la cense 1 des Dames de Beaumont. ( André Gauvin :" Petite Histoire des Rues de Valenciennes")
1 Ferme ou métairie , soumise au cens c'est-à-dire à l'impôt foncier
Canadian Corps Cyclist Battalion
Le 5 Novembre 1918, le Canadian Corps Cyclist Battalion quitte Haveluy où il est arrivé le 4/11 pour Valenciennes via Denain; il ( le QG ?) est logé au 123 Rue de Mons (voir November 1918, p. 3 dans les war diaries correspondants).
J'ai cru que la maison avait disparu, car le dernier numéro impair de la Rue de Mons est actuellement le 85 au coin de la Place de la Poterne ; c'était oublier que l'incendie de mai 1940 qui a détruit une bonne partie du centre ville, et la reconstruction qui a suivi après-guerre on conduit à raccourcir la rue à partir du centre : elle ne commence plus qu'au coin de la rue de la Wiewarde, au lieu de l'ancienne rue du Quesnoy.
Le N°123 est heureusement décrit dans l'annuaire Ravet-Anceau de 1938 comme faisant le coin de la Rue de la Poterne. C'est donc l'actuel N°83 . "Good billets" effectivement, mais je pense qu'à la libération de Valenciennes, ses habitants ont été heureux d'héberger au mieux leurs libérateurs.
Ils sont prêts à emprunter l'actuelle avenue de Liège pour gagner Mons à quelques 35 km. Ils seront à Obourg, à 7 km au Nord-est le 17 novembre.
Un aperçu des maisons qui lui font face :
Cette extrémité de la "grande Rue de Mons" a considérablement souffert, lors du siège de 1793, du bombardement par les troupes anglo-autrichiennes du duc d'York, lors du siège de 1793, elles datent donc du début du XIX° siècle.
voici pour le plaisir la maison au N° 85, ornée de figures en relief :
En tournant le coin, sur la Place Poterne, une maison de style régional :
Au début de l'avenue de Liège qui conduit vers ....Mons, on peut également remarquer une maison dont le faîte du toit s'orne d'un oiseau attrapant un lézard :
Vis à vis une autre façade s'orne de visages :
30 août 2010
10th Battalion, Canadian Engineers
Le QG du 10e Bataillon des Canadian Engineers fait mouvement le 3-11-1918 à 13h30 pour Valenciennes depuis Denain où il résidait au 27, Rue de Villers (sic), Rue de Villars en fait, du nom du Maréchal qui remporta la bataille dite de ... Denain le 24 juillet 1712. (lien)

Le QG arrive à Valenciennes à 15h30 ; sa localisation
sur la carte 51aNE est alors E.15.b.1.1 (voir November
1918, p. 4)
qu'il quitte le 4 novembre pour s'installer dans une maison du centre ville, au
2 rue du Béguinage (E.15.b.2.7), maison qualifiée de "Splendid
Billets" (sic) (voir November
1918, p. 5) La voici photographiée le 27 mars 2006.
La localisation E.15.b.1.1 place les premiers quartiers sur l'actuelle place du Canada, alors place de Famars. S'il s'agit bien de cette maison détruite en 1974 pour faciliter le passage de nos polluants véhicules, elle ne devait pas être moins confortable que la seconde, à moins qu'elle n'ait été endommagée par l'avancée des uns - qui firent pourtant preuve d'un maximum de précautions, visant à détruire le moins possible- et le recul des autres..
La Rue du Béguinage tire son nom d'un institution qui permettait à des femmes d'adopter une vie religieuse en se dévouant au service des autres, sans prononcer de vœux ni abandonner leurs biens : les béguines, appartenant au Béguinage Ste Élisabeth, fondé en 1239.
Il reste non loin de là, parmi les plus vieilles rues de Valenciennes, l'Enclos du Béguinage où les habitations des béguines sont encore visibles :
29 août 2010
1st Canadian Motor Machine Gun Brigade - Onnaing
A la suite de la libération de Valenciennes le 2 Novembre 1918, les Canadiens font route vers Mons en repoussant les Allemands qui mènent des actions en vue de ralentir leur avance. Voici, extrait du war diary de la 1ere Brigade Canadienne de mitrailleuses motorisées, le rapport d'opération pour la journée du 4 Novembre 1918.
Following the liberation of Valenciennes on Nov 2nd, 1918, Canadian troops made their
way to Mons, pushing the Germans who carry out actions to slow their
advance. Here is the report of operations for the day of November 4,
1918 from the war diary of the 1st CMMG Bde.
Références des cartes 51aNE (X) et 44SE (F)
4
novembre
A l'aube notre ligne de front se
trouvait à environ X.16.Cent. - X.26.Cent - F.3.c.0.0.
A 06 heures15 les cyclistes et une batterie de mon groupe avançaient avec ordre de
prendre ONNAING et d'établir une ligne à l’est de la ville. L’infanterie
suivait pour nettoyer la ville.
Une très
faible résistance a été rencontrée dans la ville, seulement quelques
patrouilles ennemies ont été vues et accrochées. Un petit groupe d'ennemis a
été surpris minant la route en X.21.b.4.8. Une
autre mine venait d'exploser.
A la sortie
Est de la ville une forte résistance a été rencontrée mais après que j'aie
rapidement placé huit mitrailleuses en action, l'ennemi s’est aussitôt retiré.
Plusieurs ennemis ont été tués ou blessés et deux mitrailleuses et quatre
prisonniers ont été capturés par mes mitrailleurs. Le peloton de cyclistes a
été vu faire des prisonniers et capturer deux canons de campagne.
Deux
mitrailleuses se sont avancées jusqu'au cimetière en X.16.c.6.2. mais ne purent aller plus avant en raison de la forte résistance.
À environ
07 heures 50 l'ennemi a fait sauter une mine à X.16.c.4.2. et il fut impossible
pour mes véhicules d'aller plus loin sur la route VALENCIENNES‑MONS.
Après avoir
fait sauter la mine l'ennemi a placé deux mitrailleuses sur la lèvre du
cratère, elles ont été prises à partie ; deux ennemis tués et d’autres
blessés.
À environ
07 heures 00 des patrouilles du 72e bataillon vinrent jusqu’à nos positions,
mais ont été incapables de pousser au-delà de notre ligne qui était de
X.16.c.6.5. à X.16.a.3.3.
Un autre
poste avait été créé au carrefour en X.21.d.7.6., et en 0930 heures, quatre de
mes mitrailleuses se sont établies au chemin creux en X.22.c.8.4. Un poste
d'infanterie a été établi à ce point un peu plus tard.
Aux environs
de 09 heures 00 la voiture blindée de la 2e Brigade CMMG s'avança et a rejoint mon
groupe. J'ai donné à son commandant, le lieutenant. Hoyle, des instructions
pour faire une reconnaissance des routes et, si possible pour faire avancer
jusqu’à ST. ROCHE, X.29.b.8.9.
A 10 heures 00 la voiture
blindée a été mise hors de combat en X.28.c.9.9. les deux mitrailleuses ont été détruites et quatre membres du
personnel blessés.
Ne pas
pouvant pas continuer à progresser dans X.28.c. et comme l'ennemi pouvait
prendre en enfilade le chemin creux dans X.22.c., je pris l’arrangement
avec l‘officier commandant le 38e
Bataillon d’amener les mitrailleuses jusqu’à la briqueterie en X.28.a. d’où
j'ai été en mesure de harceler l’ennemi.
Il a été décidé de renforcer
une ligne pour la nuit, la ligne était approximativement X.28.d.9.4. -
X.22.c.7.4. - X.16.c. 6.3. _ X.16.c.5.5. Mes
mitrailleuses ont été placées dans des positions pour aider à tenir la ligne. Au
cours de la nuit, le 78e Bataillon a relevé le 72e
Bataillon, le 85e Bataillon a relevé la 38e Bataillon, et mes
plans étaient d'avoir la batterie «C» en appui croisé de la batterie
« B » qui était sur la ligne.
Aucune
contre-attaque ennemie n’a eu lieu, mais son tir d'artillerie a été sévère.
Les positions depuis la veille au soir jusqu'à la tombée de la nuit sont les suivantes :
(Cliquer les lettres soulignées pour une vue actuelle
click on the underlined letters for a current view.)
| A | Ligne de MG la veille 03 au soir Guns line on Nov. 3rd evening |
X.25.b.7.2. - X.26.a.8.1. - X.19.c.7.8. – X.19.d.0.0 |
| B | Ligne de front à l’aube du 04/11 Front line on Nov. 4th Morning |
X.169.Cent. - X.26.Cent - F.3.c.0.0. |
| C | Mine Mine |
X.21.b.4.8. |
| D | Cimetière Cemetery |
X.16.c.6.2. |
| E | Mine Mine |
X.16.c.4.2. |
| F | Ligne Line |
X.16.c.6.5. à X.16.a.3.3. |
| G | Carrefour Cross roads |
X.21.d.7.6. |
| H | Chemin creux Sunken road |
X.22.c.8.4. |
| I | Chapelle St Roch ST ROCHE (Chapel) |
X.29.b.8.9. |
| J | Voiture blindée détruite Armoured car knocked down |
X.28.c.9.9. |
| K=I | Progression Progression |
X.28.c. |
| L=H | Chemin creux Sunken road |
X.22.c. |
| M | Briqueterie Brick field |
X.28.a |
| N | Ligne au soir Front/MG line on Nov 4th evening |
X.28.d.9.4. - X.22.c.7.4. - X.16.c. 6.3. ? X.16.c.5.5. |
Cette page est dédiée à Tom Tweney et à son grand'père :
this page is dedicated to Tom Tweney and his Grandfather
- " My grandfather 622946 L/Cpl Victor R. Tweney-MM, "E" Battery 1st Canadian Motor Machine Gun Brigade, was severly wounded and was awarded the MM for an action at the Onnaing Cemetery, Nov 4, 1918. He was one of 2 machine guns sent ahead to the cemetery by then, Capt F.F. Worthington, (of WW2 Canadian Armoured Corps. fame), to secure the said cemetery. They encountered a very large German force who were holed up in the cemetery and my Grandfather continued firing his Vickers gun, even though severely wounded and under heavy German rifle and machine gun fire, held their position until re-enforcements arrived. "
28 août 2010
4th Pontoon Bridging and Transport Unit, Canadian Engineers
Du 2 au 4 Novembre 1918, venant d'Haveluy par Hérin et se dirigeant ensuite par St Saulve et Quiévrechain vers Mons et la victoire finale, la 4° unité de Pontonniers Canadiens est affectée à la reconstruction du pont détruit situé en 51aNE.E.2.d.8.5 (War Diary)
From November 2nd to 4th, 1918, coming from Haveluy and Herin toward Mons and the final victory by St Saulve and Quiévrechain, the 4th Pontoon Bridging and Transport Unit is earmarked at the reconstruction of the destroyed bridge located at 51aNE.E. 2.d.8.5.
Cette partie du pont "Jacob" traverse l'Escaut
et se prolonge vers l'est par un pont sur les voies de chemin de fer.
Détruits lors de l'avancée des troupes britanniques fin Octobre 1918, - on voit ici la maison de gauche de la photo précédente :
ils ont été refaits provisoirement :
Reconstruits, démolis une nouvelle fois en 1940 lors de la campagne de France, la partie Ouest sur l'Escaut - la seule qui existait alors- a été refaite récemment pour permettre le passage du nouveau tramway.
Vue actuelle (Google Map)
- On notera dans le war diary une confusion bien compréhensible entre Wavrechain (sous Denain) et Quiévrechain (qui devient Quiévrain en passant la frontière belge... !)























